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Additionner ou soustraire des fractions
Entre deux fractions et choisis l'opération : l'outil donne le résultat et déroule les quatre étapes — dénominateur commun, transformation, calcul, simplification. La méthode et les pièges classiques suivent.
Le même calcul, mais tout seul ?
Cet outil traite une addition à la fois. Le coach Mathoo fait travailler la notion entière : reconnaître d'un coup d'œil quand un dénominateur est déjà multiple de l'autre, gérer les soustractions qui donnent un numérateur négatif, et enchaîner sur les additions à trois fractions.
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Pourquoi on n'additionne pas les dénominateurs
L'erreur fondatrice est d'écrire 1/2 + 1/3 = 2/5. Elle se voit tout de suite : une demi-part plus un tiers de part, c'est forcément plus qu'une demi-part — or 2/5 est plus petit que 1/2. Le calcul est donc faux avant même d'être terminé.
La raison tient à ce que désigne chaque nombre. Le numérateur compte des parts ; le dénominateur dit la taille de ces parts. On peut ajouter des nombres de parts, jamais des tailles : trois pointes de pizza plus deux pointes font cinq pointes, mais des huitièmes et des sixièmes ne s'empilent pas tant qu'ils ne sont pas découpés pareil.
D'où la seule chose à faire avant toute addition : rendre les parts de même taille. C'est tout le travail du dénominateur commun.
La méthode en quatre étapes
1. Trouver un dénominateur commun. N'importe quel multiple commun des deux dénominateurs convient, mais le plus petit — leur PPCM — évite de manipuler de gros nombres. Deux raccourcis couvrent presque tous les exercices : si l'un est multiple de l'autre, on le garde tel quel (1/6 et 1/3 → 6) ; sinon, le produit des deux marche toujours.
2. Transformer les deux fractions. On multiplie le numérateur et le dénominateur par le même nombre, ce qui ne change pas la valeur : pour passer 1/3 en sixièmes, on multiplie par 2 en haut comme en bas, soit 2/6.
3. Calculer les numérateurs. On additionne — ou l'on soustrait — les numérateurs, et le dénominateur ne bouge pas : la taille des parts n'a pas changé, seul leur nombre change.
4. Simplifier. Le résultat se rend sous forme irréductible. C'est l'étape la plus souvent oubliée, et celle qui coûte un demi-point à chaque fois.
Trois exemples entièrement résolus
2 et 3 n'ont aucun diviseur commun, le dénominateur commun est donc 2 × 3 = 6. On transforme : 1/2 = 3/6 et 1/3 = 2/6. Puis 3 + 2 = 5, d'où 5/6, déjà irréductible.
6 est un multiple de 3 : inutile de chercher plus loin, on garde 6. Seule la seconde fraction bouge, 2/3 = 4/6. Puis 5 − 4 = 1, d'où 1/6.
Le produit 4 × 6 = 24 fonctionnerait, mais le PPCM de 4 et 6 vaut 12 : deux fois moins gros. On transforme 3/4 = 9/12 et 5/6 = 10/12, puis 9 + 10 = 19, d'où 19/12. Le résultat dépasse 1, c'est normal : deux fractions proches de 1 additionnées donnent plus que 1.
Les erreurs les plus fréquentes
Additionner les dénominateurs entre eux. 1/2 + 1/3 ne donne pas 2/5. Le dénominateur reste celui, commun, qu'on vient de construire.
Changer le dénominateur sans toucher au numérateur. Écrire 1/3 = 1/6 sous prétexte qu'on est passé en sixièmes divise la fraction par deux. Ce qu'on fait en bas, on le fait en haut.
Soustraire dans le mauvais sens. 1/4 − 3/4 vaut -2/4, soit -1/2 : un résultat négatif n'est pas une erreur quand la première fraction est la plus petite.
Utiliser le produit en croix. Il sert à comparer deux fractions ou à résoudre une égalité, jamais à en additionner deux.
Oublier de simplifier. 1/4 + 1/4 = 2/4 est juste mais inachevé : la réponse attendue est 1/2.
Traiter un entier à part. Dans 2 + 1/3, l'entier 2 s'écrit 6/3 : la méthode redevient ordinaire et donne 7/3.
Questions fréquentes
Comment trouver le dénominateur commun le plus simple ?
Regarde d'abord si le plus grand dénominateur est un multiple du plus petit : dans ce cas, c'est lui, et une seule fraction est à transformer. Sinon, le PPCM des deux ; à défaut, leur produit fonctionne toujours.
Peut-on toujours prendre le produit des dénominateurs ?
Oui, le calcul reste juste — il donne seulement des nombres plus gros et une simplification plus lourde à la fin. Avec 3/4 et 5/6, le produit 24 marche, mais 12 suffisait.
Comment additionner un nombre entier et une fraction ?
En écrivant l'entier sous forme de fraction de même dénominateur : dans 3 + 1/4, on remplace 3 par 12/4, ce qui donne 13/4. Tout entier peut s'écrire sur n'importe quel dénominateur.
Que faire quand une fraction est négative ?
On garde le signe au numérateur — 1/-2 s'écrit -1/2 — puis on applique la méthode habituelle. Le dénominateur commun reste positif, et seul le calcul des numérateurs tient compte des signes.
Faut-il toujours simplifier le résultat ?
Oui, sauf mention contraire de l'énoncé : un résultat non simplifié est compté comme incomplet. Vérifie systématiquement si le numérateur et le dénominateur ont encore un diviseur commun.
En quelle classe additionne-t-on des fractions ?
Les dénominateurs égaux se traitent dès la sixième et la cinquième. Le cas général, avec mise au même dénominateur, est au programme de quatrième, où il sert ensuite partout : équations, proportions, probabilités.
Le cours qui va avec
Pour la méthode complète et les exercices corrigés :
Les outils qui vont avec
- Simplifier la fraction obtenueLa dernière étape de toute addition : rendre le résultat irréductible.
- Trouver le plus petit dénominateur communLe PPCM des deux dénominateurs, celui qui évite les gros nombres.
- Calculer un PGCD ou un multiple communLe nombre qui sert à simplifier à la fin, et son cousin le PPCM.